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18 déc. 2016

Féminisation du milieu équestre, polémiques sur les ficelles, Ethologie équine...

Tiens ce soir j'ai encore vu une photo de cheval avec des ficelles...
Ma jument longée en Pessoa

C'est quoi des ficelles ? Des enrênements si vous préférez. Et là la polémique redémarre ! Bon le cheval avait une martingale à anneaux ET des rênes coulissantes. Petit mélange que certains professionnels utilisent avec les chevaux. Bon sur la photo, les rênes étaient relâchées donc pas de contraintes réelles, c'était plutôt psychologique là.

Mais qu'est ce qui peut faire monter les réseaux sociaux en mayonnaise dés qu'ils voient une photo qui ne plait pas ? Est-ce parce que nos connaissances en équitation et en psychologie équine ont été améliorées par l'avènement des comportementalistes équins ? Ou parce que la gente féminine est en force dans les clubs hippiques ? 

Faut-il rappeler qu'avant, le cheval faisait parti des bêtes de somme, qu'il était un animal de travail et aussi un militaire ? Et que si je reprends les ouvrages des anciens, Kikkuli en tête, il n'en était pas moins bien traité bien que pas aussi câliné et chouchouté que maintenant.

Seulement, j'ai des scrupules à parler d'équitation avec certains car c'est vite l'emportement et on ne sait jamais jusqu’où ça peut aller.

Parler de sport hippique ou équestre ou même le fait de monter à cheval fait sauter en l'air certains, qui estiment que ce sera un sport lorsque ce sera le cavalier qui portera le cheval !

J'ai donc recherché un peu de documentation vite fait sur ce phénomène nouveau et je m'aperçois qu'il a pris une réelle ampleur.

Certaines associations (plus ou moins remises en question pour certaines) militent pour un arrêt pur et dur des sports équestres d'ailleurs, surement à cause du harnachement et des éperons et la cravache  que nous "utilisons". Peut-être faut-il voir là, la véritable raison de la fameuse "blood rules " de la FEI pour contrer le problème ? 

D'après certains ethnologues, la démocratisation (pour certains la massification comme Jean-Pierre Digard) aurait accélérer l'orientation du cheval "animal de rente" vers le cheval "animal de compagnie".
C'est d'ailleurs étonnant car ce virage opéré par le peuple équitant est arrivé en même temps que la féminisation dans les clubs équestres et si je me réfère à l'émission "Le cheval au féminin" vu sur #Equidia, ce nouveau peuple "cavalier" modifie énormément la donne dans ce milieu. Le documentaire faisait des parallèles avec la société d'ailleurs, du moins en France.

Si je devais remonter en France, il est possible que je serais confrontée à des idées différentes que celles de mes anciens instructeurs, mais comme ce n'est pas au programme, peu de risque que je me retrouve à courir et à sauter à coté d'un cheval de 500 kgs avec tous les risques que là je n'accepterai pas.

J'aime apprendre à mener et "manier" mon cheval en main pour ma sécurité, la sienne et celles des autres, mais faire de l'agility avec un animal dont les réactions et la psychologie inclut des peurs primales inscrites dans ses gènes depuis la préhistoire et qui est considéré depuis la nuit des temps comme une proie par tous les carnivores que portent cette terre, et sachant combien les sabots d'un cheval peuvent faire de dégâts sur un crâne même casqué, ou dans une jambe, est une option qui ne m'intéresse pas. A cheval les risques de chutes sont là, mais on lui demande quelque chose pour lequel il a été sélectionné depuis quelques siècles, on peut intervenir si ça se passe mal, voir arrêter le travail et remettre à demain pour éviter le conflit. Le risque 0 n'existe pas mais pour avoir fait sauter un cheval en liberté il est plus difficile de l'arrêter quand il chauffe et qu'il saute la barre qu'on est en train de lever, alors qu'en selle on peut intervenir sur l'allure, sur la direction et les deux en même temps.

La monte dite naturelle que je visionne parfois sur Youtube est très jolie quand elle est faite par un professionnel du spectacle équestre, quand c'est une gamine (non pardon une adolescente, ah non c'est vrai il ne faut pas dire ça non plus) une jeune femme de 14 ans qui fait ça dans un champs avec des bouts de bois et des chaises, j'ai mon cœur qui se serre. Les faits divers sont remplis à certaines périodes de crânes fracassés pour être montée sans casque, sans selle, sans filet sur doudou le long de la route. Malheureusement la plupart du temps ce sont  les mêmes qui décrient les pros du jumping, du dressage et du complet et comble du malheur, veulent donner des conseils aux autres.

En France du moins on a le droit régulièrement à cela. ça fait peur !

Je n'ai rien contre le fait de monter à cru, je l'ai fait mais sous certaines conditions et surement pas sans casque sur le bitume. Casse-cou, oui, mais pas kamikaze. Et si sur une de mes photos je suis nue tête, ce n'est pas galop plein cul,  j'ai ma selle et d'ailleurs ce jour là je n'ai pas galopé. ça n'aurait pas empêcher de tomber et de me fracasser et ça aurait été pour ma poire. Mais j'ai pas 14 ans, j'en ai 40 bien sonnés.

Il n'y a pas longtemps j'ai redemandé à un conseil pluridisciplinaire si je pouvais remonter. Ils ont refusé en bloc estimant que leur CAS risquait de tomber, et une des infirmière de me conseiller ce que j'appelle l'agility pour cheval. Je lui ai dit que c'était encore pire que de monter et de sauter, et que visiblement elle ne connaissait rien aux chevaux si ce n'est que d'avoir vu cette discipline de très loin. Je ne critique pas, mais je n'aime pas. Et je trouve ça dangereux encore plus que de monter.

Churchill disait " le cheval est dangereux devant, dangereux derrière et inconfortable en son milieu !" Je préfère donc le milieu. 

Ce que je n'ai pas compris dans tout ça, c'est que sur une photo anodine, il y ait un défouloir systématique, alors que dans la réalité peut importe la discipline, il y a des moments ou la maltraitance volontaire ou involontaire se fera, soit parce que le cheval va refuser d'obéir et qu'il y a une obligation de résultat ( c'est arrivé ) ou par méconnaissance. Le risque 0 n'existe en rien.  Sauf pour celui qui dort chez lui et encore il loupera peut-être sa journée.
Croire que tout se passe en douceur et en totale compréhension avec un animal qui n'a pas les mêmes objectifs que vous ni en terme de vie de tous les jours, ni en terme d'objectifs sportifs, de médailles ou autres trophées est une hérésie. Je me marre quand j'entends que le cheval aime ce qu'il fait (sauter, danser sur commande) Il le fait parce qu'il est conditionné pour ça, et encore certains chevaux finissent par en avoir marre et ne plus vouloir jouer. Même si l'élevage a sélectionné les meilleurs et les moins difficiles à mettre dans le moule, un cheval c'est tout de même jusqu'à 1000 kgs voir plus de muscles d'os ... Qui a son propre mental. Même le plus gentil cheval peut avoir une réaction incontrôlable à cause de la peur, de la souffrance ou d'une situation inhabituelle.

Sans vouloir donner le bâton à quiconque pour me faire rosser, les anciens ont écrit bien avant l’avènement de ce qu'on appelle les chuchoteurs, et lire leurs ouvrages n'est pas mauvais. On n'y parle pas de coercition, on y parle aussi de la psychologie à envisager face à un cheval, les mors ne sont pas tous des instruments de tortures, les enrênements peuvent aider à pallier un défaut temporairement dans le but de remettre en place ce qui ne va pas tout comme aller chez le médecin nous permets de soulager une souffrance. Voir derrière chaque ficelle un objet de torture parce que le cavalier est un sauvage, et le cheval son malheureux esclave c'est avoir une idée fausse de l'art équestre. Et mal en connaitre ses grands maitres.

Croyez vous que les chevaux ne soient pas capables de se rebeller ? C'est mal connaitre l'esprit équin. J'ai entendu un jour l'histoire d'un mauvais cocher qui frappait son cheval pourtant une crème de cheval tous les jours que dieu fasse. Un jour l'homme, plus saoul que d'habitude bat le cheval, mais tombe dans la stalle. L'animal  l'a piétiné et malgré les autres ouvriers venus prêter main forte pour sortir le cheval de la stalle et emmener le cocher, il n'ont pu empêcher le cheval d'étouffer et de piétiner son bourreau. Un cheval n'oublie ni les mauvais traitements ni les bons d'ailleurs. il est capable de vous sauver la mise, même malgré vous ou de vous laisser en plan.

Donc voir de la maltraitance partout dés qu'il y a un mors ou des éperons est un concept que je trouve déplacé. D'abord parce que le matériel a évolué, on aide beaucoup plus le cheval dans sa performance les matériaux sont plus légers, plus souple, plus absorbants, les mors sont anatomiques et avec des matériaux plus doux (résine, cuir) et les cavaliers utilisent des méthodes qui prennent en comptent la psychologie équine, les chevaux ont des balnéothérapies, des thalassothérapies, de produits et des instruments pour soigner la moindre douleur, le dopage est combattu par tous les moyens, les chevaux sont énormément entourés.

En club me direz vous ? Il y a surement des abus car malheureusement comme dans tous les univers il y a le bon et l'ivraie. Malheureusement les rumeurs ne sont pas toujours vérifiables.

La vraie raison de ce texte c'est de dire que ce n'est pas sur une photo ou une vidéo trop courte que vous pouvez vous baser pour dénoncer de la maltraitance, parfois un geste malheureux peut avoir des conséquences très lourdes quand il est mal interprété. Croire aussi n'importe qui sur la base de rumeurs  alors qu'on a rien vu, est tout aussi mal venu.

Partager une photo de cheval enrêné ou au travail sur un réseau social ne doit amener systématiquement de l'huile sur le feu, or c'est devenu un peu trop systématique. C'est dommage.


Liens feuilletés :  




Un lien qui pourra intéresser ceux qui se penchent sur le phénomène de la féminisation du milieu équestre : https://fr.wikipedia.org/wiki/Place_des_femmes_dans_l%27%C3%A9quitation

Soyons sans équivoque, contrairement à ce que certains sous entendent, je ne part pas sur le principe vite établi, que ce sont les femmes qui  : "civiliseront, peut-être, le rapport au cheval au point de rendre odieuse l’idée de l’exploitation d’un animal aux seules fins du plaisir de celui qui le monte. "  ( Catherine Tourre-Malen) (https://fr.wikipedia.org/wiki/Place_des_femmes_dans_l%27%C3%A9quitation ) 

Ce qui d'ailleurs fait réagir d'autres sommités sur la disparition du cheval à moyen ou long terme tel qu'on le connait. (voir les liens cités).

Je dirais pour finir qu'en tant que femme, je trouve certains propos tout à fait réducteurs puisque les femmes peuvent prouver qu'elles sont à égalité au haut-niveau : oui ou non, notre meilleure Française, n'est elle pas médaillée d'or olympique de CSO avec ses collègues cavaliers ?
Je ne pense pas que les cavalières professionnelles souhaitent voir le cheval disparaitre comme on le sous-entend.

Alors certes avec les ficelles, les mors et les éperons, nous passons pour des méchants auprès de ceux qui nous voient comme ça, mais je pense que le meilleur moyen de ne pas envenimer la situation vis à vis de cette situation est de prouver le contraire à ceux qui pensent que nous ne voyons qu'une façon de dominer par la force.

15 déc. 2016

That's a fact, horse riding is a sport !

Qui a dit qu'il ne fallait pas être un sportif pour monter à cheval ?

 

Premier article après le travail sur la refonte du blog ( je sais, je ne cesse de chercher comment rendre ce blog plus punchy !), c'est de montrer que non,  monter à cheval ce n'est pas une activité ou on ne se dépense pas. 

Mais plutôt que de rentrer dans des discours, il vaut mieux quelques photos en action !

Photo perso - Bercy 1990

Photo perso - CSO interne

Photo perso-CDIW

Complet, Chantilly 1999 - collection perso
 



Petit éventail de ce qu'on peut faire à cheval et la liste n'est pas terminée. Mais pour ceux qui disent que ce n'est pas un sport, je leur conseille d'essayer au moins 30 min.










 

20 sept. 2016

Quand tu as peur et que ça te bloque alors qu'en principe tu sais déjà faire ce qu'on te demande

Que je me souvienne, j'ai toujours aimé les chevaux du moins très petite cette passion m'a prise sans bien savoir ni comment, ni où...

La peur est arrivée quand j'ai commencé à monter. Une longe avec un instructeur "non diplômé, bénévole dans un centre équestre" et j'ai connu ma première grosse chute et bien que je sois remontée immédiatement derrière, j'ai été plus d'un an sans galoper. Le coup classique. A force j'ai réussi à dépasser cette première appréhension, je pense que beaucoup de débutants ont du ressentir cette boule au ventre lorsque la sensation de perdre le contrôle et de se retrouver à terre nous prend et que du coup c'est là qu'on a le plus de chance de finir la tête ou les fesses dans le sable.

Ma peur la plus grande c'est l'obstacle, j'ai mis un temps incommensurable à pouvoir aborder 1 m sans avoir cette sueur qui dégouline dans le dos et cette boule qui comprime le ventre, l'estomac et jusqu'aux poumons. Le cheval n'y est pour rien, j'angoisse et pourtant ma plus grosse chute date de 2000 avec une clavicule fracturée sans plus... Mais pourquoi ai-je peur ? Pourquoi  alors que nous pratiquons un sport qui nous plait, avons nous parfois cette sensation qui nous bloque, nous fait perdre nos moyens et nous conduit quasiment presque toujours à l'échec ? 

Est-ce la peur de mal tomber, d'avoir mal, de se retrouver handicapé, et du coup de perdre une certaine autonomie, son travail, bref de ne plus contrôler sa vie d'une certaine façon ? Pour certains ce sera surtout le fait de tomber devant les autres et d'être humilié en quelque sorte.

Pour moi, je n'ai jamais su répondre. J'avais presque réussi avec ma jument à trouver confiance malgré son coup de saut assez spécial, sa prise de vitesse devant la barre et au final j'adorais survoler les obstacles un peu plus hauts, mais ça n'a pas duré à cause d'autres problèmes qui n'ont rien à voir avec l'équitation.

J'avais posé la question à quelqu'un que je considère comme un des plus grands cavaliers de tous les temps : "comment faites-vous face aux obstacles que vous sautez ? N'y a t'il pas certains obstacles qui vous font peur ? Comment gérez-vous à ce moment là ?" Il m'avait répondu que oui certains profils d'obstacles pouvaient poser une petite inquiétude, mais que pour évacuer ça, il fallait sauter tous les types d'obstacles tous les jours, s'entraîner donc, et qu'après en se concentrant sur le reste, on arrivait à ne pas se bloquer et que dans son métier c'était la répétition qui favorisait la prise d'habitude et qu'on arrivait à évacuer la peur qui paralyse. Il avait aussi parlé du souffle.

Certes un amateur ne saute pas tous les jours, d'autant qu'en club si on monte une fois par semaine, les cours d'obstacles sont environ toutes les 3 semaines. Malheureusement, c'est là qu'est le problème, pour prendre confiance, il faudrait monter toujours le même cheval jusqu'à ce qu'on puisse arriver à ne plus être paralysé, or en club chaque semaine on change de cheval. Ce qui fait qu'il faut arriver en 50 minutes chrono à trouver son aise sur un animal différent, avec un caractère différent et un mouvement différent. Moins facile que de monter  tous les jours les mêmes chevaux dont on arrive à connaitre le caractère, l'amplitude de la foulée, son comportement et sa gestuelle à l'obstacle. C'est même à cela qu'on va remarquer le champion du monde de CSO. La finale est une tournante, 4 couples, et chaque cavalier doit monter les chevaux des 3 autres concurrents... EN 5 minutes de paddock, ce dernier doit trouver à priori les boutons pour sauter un parcours à 160 centimètres de haut en un temps de moins d'1 minute et en évitant de faire tomber des barres et des refus. Cela montrera aussi quel cheval est le mieux dressé du lot (c'est à dire, grosso modo, celui qui va le mieux supporter de changer de selle et de monte cette fameuse journée). Autrement dit, c'est un gros facteur de stress, même si les cavaliers en question croisent ces chevaux et leurs cavaliers sur d'autres concours et peuvent donc les observer sous toutes les coutures. Cette épreuve est une gageure que peu adorent.

Revenons à ce qui nous touchent plus particulièrement, comment gérer le fait que monter Ventlabrise sur 90 cm dont on sait qu'il s'emballe et paddocke en obstacle, alors que déjà avec ce brave Volauvent, sauter un croisillon est un tour de force tant on est raide et plus angoissé que dans une voiture qui roule à 160 km/h ?

Peut-être en parler à son moniteur, sans avoir peur de sa réaction ou de celles des confirmés qui écoutent "discrètement" ? Rassurez-vous, ils friment et se marrent, mais ils ont été comme vous, et parfois ils ont peur aussi quand le double d'oxer arrive mal !!!!

J'ai vu des confirmés à la ramasse avec un cheval qui saute tout, sur des croisillons de 25 cm. Je me suis vue voler sur 120 sans avoir compris le pourquoi du comment et sans avoir peur. Rien qu'en chantant "Une souris verte..." et en ne regardant absolument pas ou j'allais. Comme quoi, on est parfois capable de faire des choses qu'on n'aurait jamais cru possible. Je me suis aperçue que je pouvais dépasser ma peur en chantant à cheval. Ce n'est pas harmonieux, mais c'est efficace. Le pauvre cheval passe un mauvais quart d'heure, j'en rigole même parfois, mais c'est la seule chose qui m'a supprimé cette boule qui m'oppresse.

Et ça a changé mon rapport à la frousse de monter.

J'avoue que le heavy metal en forêt n'est pas du goût de tout le monde... Mais  comme je monte souvent seule, ce n'est plus un problème.

Bref, trouver ce qui vous donne la motivation d'aller monter, douchez vous mentalement la tête de tout le reste qui pourrait vous enquiquiner, et aller vous faire plaisir. Parce que c'est bien ça au final qui compte. On ne va pas monter à cheval comme un conscrit, on y va pour se faire plaisir ! Si on commence à être contrarié parce qu'il faut aller au club, et que c'est la séance qu'on déteste tant, qu'on a pas envie... Alors autant s'accorder un peu d'école buissonnière.

N'oubliez pas que le cheval est une éponge à sentiment et qu'il sent  comment vous êtes. Par un moment qu'en j'avais peur, je couvrais mon odeur avec du parfum. c'est vous dire comment je trompais mon cheval ! Au final, une fois en selle sachant qu'il avait l'odorat un peu faussé par mon subterfuge, ça me permettais de me déconnecter un peu de ma peur.

Ceci dit, raide comme un piquet sur le dos, il devait se douter que quelque chose clochait quand même. Mais cela me donnait confiance.

Au final, je dirais qu'il ne faut pas hésiter à dire aussi à son instructeur ce qu'on veut vraiment dés le départ. Inutile qu'il nous jette dans les grands bains du concours si on ne souhaite que faire de la ballade ou de la rando.

Quand à celui qui veut se lancer dans le bain du sport, mais qui est paralysé par une crainte quelconque, il aura intérêt à se rapprocher d'une méthode qui l’aidera à passer un cap. Yoga, sophrologie, coaching mental... Ou comme moi, siffler, chanter, rigoler, et dédramatiser l'échec. Car au final, en faire tout un plat parce qu'on est tombé le cul par terre, du moment qu'il n'y a pas de casse, après tout ça arrive même au meilleur.

Idanum - Liberté - Aout 2002
I can remember, I have always loved horses when I was very little this passion took me without knowing how or where ...The fear came when I began to mount. A lanyard with an instructor "non graduate, volunteer at an equestrian center" and I had my first big crash and although I lift immediately behind, I was more than a year without gallop. The classic hit. A strength I managed to overcome this initial apprehension I think many beginners have the feel that knot in my stomach when the sensation of losing control and ending up on the ground takes us and suddenly it is there that we have the best chance to end the head or buttocks in the sand.My biggest fear is the fence ! I put an immeasurable time to be able to approach 1 m without the sweat dripping in the back and the ball compresses the abdomen, stomach and into the lungs. The horse has nothing to do, I fear, yet my biggest drop was in 2000 with a broken collarbone without ... But why am I afraid? Why then we practice a sport that we like, we sometimes have the feeling that blocks us, we lose our means and we almost almost always leads to failure?Is it the fear of falling ill, to feel pain, to end up disabled, and suddenly lose some autonomy, work, in short, no longer control her life in some way? For some it will be dominated by a fall in front of others and of being humiliated in some way.For me, I've never been able to respond. I had almost succeeded with my mare to find confidence despite his rather special jump shot, he took speed before the bar and in the end I loved the fly a little higher obstacles, but it did not last because of other problems that have nothing to do with riding.I asked someone I consider one of the greatest riders of all time: "how do you face the obstacles as you jump there no obstacles you not that scare you? ? How do you at that time? " He replied that yes some obstacles profiles could ask a small concern, but to evacuate it, it was jumping all types of barriers every day, work out then, and after focusing on the rest, we managed to not crash and that his job was repeating that favored the habit and we were coming to evacuate the paralyzing fear. He also spoke of breath.Certainly an amateur does not jump every day, especially in the club if one goes once a week, obstacle courses are approximately every 3 weeks. Unfortunately, this is where the problem lies, to gain confidence, should always ride the same horse until we can get to not be paralyzed, club or weekly changing horse. So it should arrive within 50 minutes flat to find her home on a different animal with a different character and a different movement. Less easy than climbing every day the same horses which we get to know the character, the amplitude of the stride, his behavior and his gestures to the obstacle. This is why we will even notice the World Champion CSO. The finish is a rotating, four couples and each rider must ride the horses of other competitors ... 3 TO 5 minutes paddock, it must find a priori buttons to jump a course to 160 centimeters tall in a time of less than 1 minute and avoiding dropping bars and refusal. It will also show which horse is best prepared the lot (ie roughly one who will best support to change saddle and rises that famous day). In other words, it's a big stress factor, even if the riders in question intersect these horses and their riders on other contests and can observe from every angle. This test is a challenge that few love.Back to what affect us specifically, how to handle the fact that up to 90 cm Ventlabrise known to racing and obstacle in paddocke while already with this brave Volauvent, jump a spider is a tour de force as it is steep and more anguished than in a car traveling at 160 km / h?Maybe talk to his monitor, without fear of his reaction or confirmed those who listen "quietly"? Rest assured, they friment and are laughing, but they were like you, and sometimes they are afraid also when the double oxer bad happens !!!!I have seen confirmed at the picks with a horse that jumps all over 25cm braces. I saw myself flying on 120 without understanding why and how and without fear. Just by singing "Blind Mice ..." and absolutely not watching where I was going. Like what, we are sometimes able to do things you never thought possible. I realized that I could overcome my fear by singing on horseback. This is not harmonious, but it's effective. The poor horse passes a bad time, I sometimes laugh, but it's the only thing I removed this ball that oppresses me.And it changed my relationship to the jitters mount.I admit that the heavy metal in the forest is not to the liking of everyone ... But as I often goes alone, it is no longer a problem.In short, find what gives you motivation to go up, showering you mentally head of everything else that might annoy you, go and treat yourself. Because it's right in the end that counts. We will not ride as a conscript, we go to have fun! If we start to be upset because we have to go to the club, and it's sitting hate it so much, we do not want ... So much agree a little hooky.Remember that the horse is feeling a sponge and feels how you are. For a moment I was afraid that I covered my smell with perfume. is tell you how I deceived my horse! Finally, once in the saddle knowing he smell a bit biased by my subterfuge, it allowed myself to disconnect me a bit of my fear.That said, ramrod straight on the back, it must have suspected something was wrong anyway. But it gave me confidence.Overall I would say do not hesitate to say as his instructor what we really want from the start. Needless we throw in the large bathroom of the competition if one wants to do the ride or hike.When the one who wants to get into the bath of sport, but is paralyzed by any fear, he will be interested in closer to a method that will help him pass a course. Yoga, relaxation therapy, mental coaching ... Or like me, whistle, sing, laugh, and play down the failure. Because in the end, make a fuss because we dropped the butt on the ground, as long as there are no breaks, even after all that happens to the best.


25 août 2016

Equitation, cheval et grosse voire même très grosse chaleur ! ~~ Horse riding, horse and very very big ho t!

Je n'ai pas posté pendant les 2 derniers jours, ( très occupée j'ai été ) mais j'ai quand même pensé à des idées d'articles même si j'étais vraiment HS en rentrant de mes obligations pour les transcrire sur papier ou écran. 

Le premier de ces articles est d'actualité puisque nous sommes en plein dedans c'est la chaleur et même plus : canicule dans certaines régions de France ! (La majorité des régions étant touchées.)

Mais au fait, comment le peuple cavalier gère-t'il la canicule ou la grosse chaleur pour son ou ses activités avec le cheval ? 

C'est en effet une sacrée épine dans le pied de tout cavalier ou propriétaire d'animaux que de s'assurer que ces derniers se portent bien d'autant qu'eux n'ont pas la parole pour dire si il y a quelque chose qui ne va pas.

Certes les chevaux sauvages eux doivent se débrouiller pour leur survie, dont on sait qu'elle est difficile et peuplée d'embûches dés la naissance.

Mais comment font donc les chevaux domestiques qui n'ont pas les mêmes conditions pour s'endurcir ? En effet leurs besoins naturels sont assurés par l'homme, et ils dépendent donc de nous. Comment peux t'on leur assurer un peu de bien-être quand le thermomètre flirte allègrement avec le 40 degrés à l'ombre ? 

L'eau déjà et on sait combien le cheval est difficile sur la qualité de l'eau sans compter qu'il faut une température ni trop chaude ni trop froide ( surtout pas froide = risque de coliques, et l'on sait combien des coliques peuvent être dramatiques, le cheval y est facilement sujet même avec toutes les précautions possibles)

Mais après que faire ? Doucher le cheval ? Pour avoir eu un cheval et avoir tenter ça un jour particulièrement chaud, et je n'ai pas trouvé la solution très efficace à long terme surtout quand on remet le cheval direct dans son box et que le toit n'est qu'un genre de matériel ondulé. Le courant d'air c'est pas top non plus les chevaux n'aiment pas ça de toute façon. Donc après avoir rafraichi la belle, je l'ai emmenée à l'ombre brouter de l'herbe, seul coin à peu près "frais" ou elle ne s'est pas retrouvée en sueur moussante. J'ai du aussi investir dans des électrolytes pour compenser les pertes de minéraux.

Bien évidemment j'ai refusé toutes compétitions (de toutes les façons, la club 3 pouvait se passer de moi, je n'en faisais pas une maladie. Le bien être de ma jument comptant bien plus qu'un bout de ruban et une plaque.)  Par contre mes coachs n'ont pas bien compris ma démarche, je pense que nous n'avons jamais été branchés sur les mêmes motivations.

Comment ça se passe dans le haut-niveau ou malgré les températures parfois très chaudes (30-35 ° C), le cheval et le cavalier doivent accomplir une performance ? Les enjeux étant ce qu'ils sont, comment gère t'on le fait de performer sous une chaleur particulièrement difficile à supporter  pour un cheval habitué à un climat tempéré ? Bien sûr les soins post épreuves dans toutes les disciplines sot là pour aider le cheval à se remettre de l'effort et le cas échéant, une équipe vétérinaire est là pour parer aux urgences. Mais tout de même, Certaines conditions exceptionnelles comme une très grosse chaleur ne valent-elles pas de modifier au moins les horaires de certaines épreuves ? Voir d'en annuler comme lors des grands froids ? On parle du bien être d'un animal vivant qui supporte encore moins bien les chaleurs qu'un être humain. Sous prétexte d'argent, doit-on faire courir à tout prix, par exemple ?  Une nouvelle prise de conscience devrait-elle voir le jour pour ces conditions si exceptionnelles ? Ou au contraire, ceux qui trouvent anormal de demander une performance dans des conditions de chaleur extrême "gagatisent" avec leurs chevaux ? La dispute existe, elle est même toujours bien argumentée de la part de ceux qui trouvent qu'il ne faut pas trop en demander par température exceptionnelle.

Pourtant on continue à voir des compétiteurs qui préfèrent concourir quand même au risque de se retrouver eux-même en difficulté avec leur santé. Quelles peuvent être les limites ? 



I have not posted in the last 2 days, (I was busy) but I still thought about story ideas even if I was really out of order returning from my obligations to transcribe on paper or screen.
The first of these is timely since we are in it is the warmth and even more: heat wave in some regions of France! (Most regions being affected.)
But in fact, how the rider  manage the heat or the heavy heat for his or her activities with the horse?
This is indeed a sacred thorn in the side of any rider or owner of the animals to ensure that they are doing well even they do not have the floor to say if there is something who does not go.
Certainly the wild horses themselves must fend for their survival, which we know is difficult and populated with obstacles from birth.


But how do domestic horses that do not have the same conditions to harden? Indeed their natural needs are provided by the man, so they depend on us. How can you ensure you some welfare when the thermometer flirts cheerfully with 40 degrees in the shade?
The water already and how the horse is known is difficult on the water quality or the need a temperature neither too hot nor too cold (especially not cold = colic, and we know how colic can be dramatic, the horse is easily about even with every precaution)
But then what? Showering the horse? Having had a horse and have to try it a particularly hot day, and I have not found the solution very effective in the long term especially when replaced live horse in its box and the roof is only one kind of corrugated material. The air flow is not great either the horses do not like it anyway. So after having refreshed beautiful, I took her to graze in the shade of the grass, one corner about "fresh" or it was not found in foam sweat. I can also invest in electrolytes to compensate losses of minerals.

 
Of course I refused all competitions (in any case, the club 3 could happen to me, I did not not a disease. The welfare of my mare much cash a piece of ribbon and a plaque .) as against my coaches do not understand my approach, I think we have never been connected to the same motivations.

 How are things in the high-level and despite the sometimes very hot temperatures (30-35 ° C), the horse and rider must complete a performance? The stakes being what they are, how you manage is done to perform under a heat particularly hard to bear for a horse accustomed to a temperate climate? Of course the post care tests in all subjects fool there to help the horse recover from the effort and if applicable, a veterinary team is there to deal with emergencies. But still, some exceptional conditions like very hot weather do not they worth to change at least the schedules of some events? See to cancel as during the coldest? We talk about the welfare of a living animal that supports even less the heat than human. Under the pretext of money, should we run at all costs, for example? Should a new awareness emerge for these conditions so exceptional? Or rather, those who find abnormal to ask a performance in conditions of extreme heat take their horses for small kind ? The dispute exists, it is always very well argued on the part of those who find that we must not ask too much by exceptional temperature.
Yet we continue to see the competitors who prefer to compete when even at the risk of finding themselves in trouble with their health. What are the limits ?